Stratégie de conservation
et corridors naturels

La stratégie de conservation de Corridor appalachien : une approche scientifique innovatrice
Grâce à Corridor appalachien et ses partenaires, plus de 12 700 hectares de milieux naturels sont protégés à perpétuité dans les Appalaches du Sud du Québec.

La stratégie de conservation de Corridor appalachien se base sur le design d’aires protégées et les principes les plus récents dans le domaine de la science de la conservation pour la gestion des milieux naturels.

Ce design comporte

des noyaux de
conservation

suffisamment grands pour assurer la survie des espèces représentatives de la région naturelle et protéger tous les écosystèmes.

Des zones tampons

autour de ces noyaux de conservation pour les usages qui ne compromettent pas l’intégrité écologique des écosystèmes (par ex. la foresterie durable).

Des « hotspots » ou
centres névralgiques

de biodiversité : des milieux humides, des habitats fragiles ou occupés par des espèces en péril, à l’intérieur ou à l’extérieur des noyaux de conservation.

Des corridors naturels

qui relient ces noyaux font partie intégrante de la stratégie de conservation. Maintenir la connectivité est essentiel à la viabilité des populations sauvages. Les corridors permettent la dispersion des espèces végétales et la circulation des espèces animales en favorisant les échanges génétiques.

L’application du fondement scientifique

La mise en œuvre de notre stratégie de conservation transfrontalière s’appuie sur un fondement scientifique alimenté par des projets d’acquisition de connaissances.

 

Les inventaires sur le terrain visent à confirmer la présence d’espèces en péril et à cibler les habitats à protéger en priorité. Des inventaires de la flore, des amphibiens et reptiles, des oiseaux et des mammifères ont permis de recueillir des données qui ont servi à l’élaboration de mesures de conservation spécifiques aux espèces recensées dans les secteurs ciblés par Corridor appalachien et ses partenaires.

L’analyse scientifique est soutenue par un système géomatique pour cibler les sites à préserver en priorité sur le territoire d’action et permet de tenir compte des méthodologies et des résultats des stratégies nationales et internationales visant à préserver la biodiversité.

 

À la demande des organismes de conservation et des propriétaires, les biologistes de Corridor appalachien effectuent des évaluations écologiques sur des propriétés visées par des actions de conservation. Les données relevées permettent de déterminer la valeur de certains milieux et elles sont intégrées à des plans de conservation visant à prescrire les zones à protéger et les usages permis. Ces plans permettent aux propriétaires de choisir les outils de conservation appropriés.

Réseau écologique et aires protégées sur le territoire
d’action de Corridor appalachien

Concilier conservation et foresterie

Pour le maintien des forêts privées du sud du Québec

La forêt du sud du Québec, essentiellement privée, est particulièrement exposée aux pressions du développement immobilier, des villégiateurs et à la hausse des valeurs foncières.

Pour atteindre les objectifs en matière de conservation de la biodiversité forestière la contribution de groupes de conservation est essentielle. L’utilisation de la forêt pour l’exploitation commerciale et touristique est un important moteur économique pour les communautés locales. Plusieurs intervenants en dépendent presque exclusivement. Il est donc impératif de développer des outils de conservation intégrant à la fois les objectifs de conservation et ceux d’utilisation de la forêt.

Un réseau de forêts exemplaires.

Corridor appalachien a proposé de créer un nouveau modèle pour concilier conservation et foresterie. Les bases de ce modèle ont été dessinées avec l’appui de plusieurs producteurs forestiers. Ils se sont engagés à respecter les éléments de biodiversité les plus sensibles lors de l’aménagement de leur boisé sur une période d’essai de 5 ans. Ainsi, dans le plan d’aménagement forestier de leur propriété, les prescriptions établies par les ingénieurs forestiers respectent les mesures de protection des espèces en péril et des habitats fragiles déterminés par les biologistes. Ce réseau de forêts exemplaires, établi par Corridor appalachien à l’échelle de propriétés individuelles sur son territoire d’action, devrait pouvoir s’appliquer à n’importe quel boisé privé de la province et être assorti d’incitatifs spécifiques.

Collaboration
avec les municipalités

Favoriser une meilleure prise en compte de la biodiversité dans l’aménagement du territoire est l’un de nos grands objectifs. Nous souhaitons notamment promouvoir l’intégration du réseau écologique dans les schémas d’aménagement et dans les plans d’urbanisme. Nous créons et entretenons des liens étroits avec les municipalités de notre territoire d’action. Nous les conseillons et les soutenons pour que développement et milieux naturels cohabitent harmonieusement.

Cohabiter avec la nature!

Corridor appalachien a publié Cohabiter avec la nature!, un guide à l’intention des urbanistes, aménagistes et communautés locales des Appalaches du Sud du Québec pour faciliter la planification du territoire et un aménagement en harmonie avec la nature.

Il s’agit d’une adaptation québécoise de Make Room for Wildlife publié par le Wildlife Conservation Society, Adirondack Program (avec les illustrations originales de Jason W. Smith).

Nous présentons le guide et les pratiques à divers auditoires

Conseils des maires
Municipalités
lors d’événements, conférences, congrès et ateliers

Suivi des espèces

L’acquisition de connaissances se trouve au cœur de la démarche de Corridor appalachien. Une équipe chevronnée de biologistes, accompagnés de techniciens en bio-écologie, réalisent des inventaires écologiques et des suivis d’espèces en situation précaire.

Suivi d’espèces en situation précaire

COUGAR
FAUCON PÈLERIN
GRIVE DE BICKNELL

Crédit photo :

Serge Beaudette

MARTINET RAMONEUR
La tortue des bois
La paruline à ailes dorées

Changements climatiques

LA CONSERVATION À LA RESCOUSSE
Ça n’a rien d’une surprise et les milieux scientifiques le clament depuis longtemps : les prochaines décennies seront caractérisées par une modification climatique infiniment plus rapide que ce que la planète a connu à ce jour. Comme nous, les espèces animales et végétales, ainsi que les écosystèmes naturels et aménagés, devront s’y adapter.

Le milieu de la conservation a, depuis longtemps, amorcé un important travail en protégeant des milieux naturels parmi les plus fragiles ou les plus stratégiques. La conservation d’aires naturelles permet d’absorber et d’entreposer du carbone, de sauvegarder des échantillons représentatifs de la biodiversité et des paysages, de préserver des habitats vulnérables ou exceptionnels et d’assurer la migration d’espèces vers des habitats plus propices.

L’adaptation aux changements climatiques est déjà bien amorcée : elle passe par l’intensification des efforts en matière de conservation. Agissons maintenant en prévision des changements de demain!